Le mot du président

« La Fé di Biòu » était autrefois le titre d’une revue taurine de course camarguaise. Mais la Fé di Biòu c’est aussi ce qui réunit toutes les formes de tauromachies car ce qui nous rassemble, c’est bien cette passion viscérale pour le Toro, qu’il soit « Biòu » ou « de lidia ».

Le Toro grandit l’Homme, il est le partenaire qui lui permet de se dépasser. L’excellence en tauromachie n’est pas seulement faire bien les choses, l’excellence c’est être quelqu’un. Le simple mot « Torero !!! » scandé par le public est la récompense suprême les soirs d’apothéose.

Résolument, le Toro ne peut être réduit à la condition d’un simple animal comme les autres, il est bien plus que cela, bien au-delà de cela; il est une partie de nous-mêmes.

Mais c’est aussi le Toro qui nous procure autant de prétextes pour « festejar » .

Le même mot a la même signification en Provençal et en Espagnol. Des deux côtés des Pyrénées, comme sur les deux bords du Rhône, le toro véhicule les mêmes valeurs d’éthique et d’esthétique pour nous conduire jusqu’à l’estrambord.

La tauromachie espagnole s’est ancrée en terre de Camargue parce que précisément le taureau de Camargue avait auparavant forgé notre identité et nos traditions. La culture du Toro ne connaît ni frontières, ni races. La culture du Toro fertilise, elle rassemble, unit et réunit parce qu’elle incarne des valeurs profondément humaines.

Et c’est bien autour de lui que nous nous unissons et nous réunissons durant ces trois jours.

La réunion des générations avec la journée des enfants le vendredi, à la découverte de la tauromachie espagnole le matin et de la Bouvino l’après-midi. L’union des Tauromachies encore le samedi et le dimanche où durant ces deux jours s’entremêlent Bolsín, course libre, novillada sans picadors et traditions camarguaises dans une ambiance festive inter-générationnelle.

La Coordination des Clubs Taurins de Nîmes et du Gard rassemble 32 clubs taurins et plus de 2000 aficionados/afeciouna, fidèles, dévoués et talentueux pour vous proposer avec la Mairie de Bellegarde et l’Union des Jeunes de Provence et du Languedoc, ces trois jours de fête autour du Toro/Taureau, de nos traditions et de la transmission. Pour que demain nos enfants et petits-enfants jouissent de la liberté de vibrer pour cet animal mythique :

LONGO MAÏ !

Vuei pòu boufa
L’auroso malagnano
Au front de la Tour-Magno

Lou sant signau es fa.

Frédéric Mistral

Olivier HEYRAL

Président de la Coordination des Clubs Taurins de Nîmes et du Gard

Le mot de l’adjoint

Chers aficionados ,

Cette année encore Bellegarde sera l’instant d’un week-end mis à l’honneur à l’occasion de la 4ème édition de la Primavera de la Tauromachie qui se tiendra les 27, 28 et 29 mars prochains.

Cette manifestation bien installée aujourd’hui dans l’agenda taurin, aura comme objectifs la pédagogie, la transmission et l’accessibilité à nos cultures taurines qu’elles soient tauromachiques ou camarguaises.

Ce week-end se déroulera en 3 temps avec le vendredi toute la journée une sortie en pays pour 110 enfants issus de nos 3 écoles primaires.

Le samedi et le dimanche matin, de nombreuses animations seront proposées dans et autour de

nos arènes Pierre Aubanel. Je tiens à préciser qu’une fois n’est pas coutume, l’intégralité de celles-ci sera totalement gratuite.

Enfin, le dimanche après-midi sera consacré à la 10eme édition de la novillada sans picador trophée « Sébastien Castella ».

Le détail complet de la programmation vous est présenté tout au long de ce livret.

Je clôturerai cet édito en remerciant nos partenaires pour leur travail, leur engagement et leur sérieux au service de cette Primavera à savoir, la Coordination des Clubs Taurins de Nîmes et du Gard , l’Union des Jeunes de Provence et du Languedoc ainsi que l’association Bellegarde Passions et Traditions.

Un bel exemple de collaboration pour un but commun qui est la réussite de ce week-end dédié à nos traditions.

Christophe GIBERT

Adjoint délégué aux festivités et aux traditions à la Ville de Bellegarde

le mot de l’empresa

Pour la quatrième année consécutive, la municipalité de Bellegarde, la Coordination des Clubs Taurins de Nîmes et du Gard, l’Union des Jeunes de Provence et du Languedoc et l’association Bellegarde Passions et Traditions s’unissent pour un grand week-end taurin à l’occasion du début de la saison taurine 2026 dans le sud-est.

Culture.

Avec Charlotte Houot, qui réalise l’affiche du Trophée Sébastien Castella 2026.

Illustratrice installée à Arles depuis une dizaine d’années, piquée au vif par le virus de la corrida, son univers onirique évoque une Camargue fantasmée, entre lumières, mythologie en couleurs.

Réalité.

Comme le travail effectué par les entités organisatrices du week-end, afin de lancer la saison dans le sud-est de la meilleure des manières. Comme nous le faisons depuis 2023.

Promesses.

Avec le lot de novillos.

Les Durand répètent après leur excellente année 2025.

La Paluna revient comme ganadería triomphatrice de la saison dernière en novillada sans picadors.

De part le cartel, trois jeunes hommes qui rêvent les yeux ouverts de devenir Figura.

Blas Marquez, d’Almería, qui viendra à Bellegarde avec la ferme intention de montrer son talent.

Daniel García, de Madrid, après de prometteurs débuts fin 2025, est annoncé partout début 2026. A n’en pas douter, il va surprendre pour sa présentation dans le sud-est.

Estebán Navarro, de Béziers. Le protégé de Tomas Cerqueira débutera en costume de lumières à cette occasion et aura à cœur de confirmer sa saison 2025, il a remporté de nombreux bolsíns.

Le nombre de novilleros passés par Bellegarde depuis 2017 et la première édition du Trophée Sébastien Castella à avoir pris l’alternative, démontre que la qualité, l’audace et l’indépendance ont toujours été notre leitmotiv.

Il s’agit de la 10ème édition du trophée Sébastien Castella à Bellegarde. Un évènement désormais ancré dans la temporada française.

Importance.

Dans la jauge de nos arènes, où le public doit chaque année venir plus nombreux pour assurer la pérennité de l’œuvre. Sans public, nous n’existons pas.

Nous vous donnons rendez-vous le dimanche 29 mars, à 15h30, pour la dixième édition du Trophée Sébastien Castella, dans les arènes Pierre Aubanel de Bellegarde.

Raphaël COULOMB

Association Bellegarde Passions et Traditions

le mot de l’UJPL

Une nouvelle édition qui installe un peu plus la Primavera de Bellegarde comme le rendez- vous taurin du début de temporada.

Avec mon équipe nous accordons une importance particulière à la transmission, au sens culturel de notre mode de vie et à l’union du peuple taurin. Et la Primavera s’inscrit complètement dans ces valeurs.

La transmission et la promotion au cœur.

Par les spectacles dans les arènes et les animations proposées sur le Village de la Primavera, cet évènement saura transmettre une culture et des valeurs, aux enfants et aux néoruraux.

Si l’an dernier le mistral est venu fortement gâcher l’évènement et a empêché le Village de la Primavera de rayonner et d’exploiter son pleinpotentiel. Nous espérons donc que cette année la météo sera avec nous, car la Primavera de Bellegarde, reste un outil de transmission et de promotion d’une grande importance.

La splendeur d’une culture à travers le détail.

J’avais déjà abordé ce sujet l’an dernier, en appuyant sur l’importance de nous focaliser sur les détails. Pour cette nouvelle édition nous avons continué en ce sens. Car, rappelons-le, ce qui fait la splendeur d’une culture, c’est le sens qu’on veut lui donner, les valeurs qu’on veut lui apporter. Et cela passe par le détail.

L’union pour le maintien.

La Primavera de Bellegarde, c’est plus qu’un évènement taurin, c’est une rencontre ! L’envie de nos partenaires cette année, a été de donner plus de cachet à la tauromachie camarguaise. Le choix de monsieur Jacques Blatière comme parrain de cette édition et de monter la course camarguaise de niveau, confirment cette envie. Les animations du Village, avec les Arlésiennes, Sévillanes, exposants et bibliophiles, viennent renforcer les liens des deux tauromachies sœurs.

L’UJPL vous donne rendez-vous les 28 et 29 mars, en souhaitant à tous un excellent week- end et un bon début de temporada !

Aléxis CHABRIOL

Président de l’Union des Jeunes de Provence et du Languedoc

Le programme

vendredi 27 mars

BELLEGARDE

Journée pédagogique

NÎMES – Foyer Albaric

Soirée d’ouverture

19h00

En présence des parrains Jacques BLATIÈRE et Richard MILIAN

et des participants au week-end (ganaderos, apprentis toreros)


SORTEO
du concours des apprentis toreros réalisé en public.


TAPAS Y VINO

Entrée libre et gratuite.

samedi 28 mars

ARÈNES DE BELLEGARDE

9h30
Petit-déjeuner de la jeunesse proposé par l’UJPL

10h00
Ouverture du VILLAGE DE LA PRIMAVERA
Début des animations
(Structure gonflable pour les enfants,
HAPPYCIONADO, artisans, exposants,..)

10h30
BOLSÍN PEPE DE MONTIJO
Qualifications – Première partie
3 vaches bravas de la ganadería  BARCELO pour 3 élèves
Directeur de lidia : MORENITO DE ARLES

Picador : Jean-Loup AILLET

Lidiando : MERENCIANO

11h30
COURSE CAMARGUAISE (démonstration)

4 taureaux jeunes de la manade AUBANEL pour les élèves de l’Ecole Taurine Bellegardaise

12h00
Tapas y vino
Animations sévillanes et danses provençales

15h00
BOLSÍN PEPE DE MONTIJO
Qualifications – deuxième  partie
4 vaches bravas de la ganadería  TURQUAY pour 4 élèves

Directeur de lidia : MORENITO DE ARLES

Picador : Jean-Loup AILLET

Lidiando : MERENCIANO

17h00
ANNONCE DES FINALISTES

19h00
Soirée bodega – Animation gipsy
au Bar Le Mistral
(6, rue de la République)

dimanche 29 mars

ARÈNES DE BELLEGARDE

9h30
OUVERTURE DU VILLAGE DE LA PRIMAVERA et petit-déjeuner de la jeunesse proposé par l’UJPL, exposants, peña

10h15

BOLSÍN PEPE DE MONTIJO

FINALE AVEC MISE À MORT

2 erales de la ganadería CURA DE VALVERDE pour les 2 finalistes

11h30

LIDIA COMPLÈTE d’un novillo de la ganadería CURA DE VALVERDE pour Nino JULIAN

12h30
Grand repas de l’afición
Tarif préférentiel (repas+novillada = 35 €)

Réservation obligatoire avant le 24 mars

par mail : primavera@cctng.fr

⇒ en ligne : via le formulaire ci-dessous

ARÈNES DE BELLEGARDE

NOVILLADA SANS PICADOR

15 h 30

Trophée Sébastien Castella

10ème Trophée Gard Cévennes Camargue

Les participants

LES PARRAINS DE LA PRIMAVERA 2026

Jacques Blatière

Manadier

C’est en achetant huit bêtes à l’empresa de Béziers en 1921 qu’Alfred Blatière a créé une manade devenue mythique en Camargue. Les noms de cocardiers célèbres de la devise orange et verte sont connus de tous les afeniounas. Vanneau, Mioche, Mécano, Caraque, Gandar, Vallespir, Dur, Vergézois II et III, Ringot, Minos, Mourven… Et parmi ceux-là, plusieurs Biòus d’Or, éternels résidants des Iscles.

En 1972, Jacques, petit-fils d’Alfred et fils d’Arthur, a récupéré les rênes de la manade. Ce pharmacien aficionado va la conduire jusqu’en 1996 où il a passé le relais à ses neveux, la manade prenant dès lors le nom de Baltière-Bessac. Mais sa fé est restée intacte, et lui, jamais bien loin de ses taureaux qu’il chérit tant.

Droit dans ses bottes et les bottes dans la sansouïre, Jacques Blatière se revendique biòulaïre et aficionado. Abonné depuis très longtemps à la revue Toros, il aime autant les belluaires que Morante de la Puebla.

Comme il se plaît à le dire, il va simplement aux taureaux. Revendiquant une afición unique, des tauromachies unies et sans clivage.

Il ne rate jamais l’occasion d’assister à la «tienta» de ses vaches et taureaux jeunes qui se déroule à deux pas des Iscles, au domaine du Scamandre. Ce sont les écoles taurines locales qui lui permettent avec ses neveux de parier sur l’avenir. Régulièrement, des toreros viennent chez lui, goûter aux joies de «toréer du camargue».

Homme de taureaux et de toros, il appartient humblement à ce monde dont il admire tous les acteurs. Il se dit toujours payé lors d’une après- midi de taureaux. Un raset court et serré, une trinchera, un coup de barrière, une pique. Pour lui, la bravoure et la noblesse sont des valeurs communes aux tauromachies camarguaises et espagnoles.

Commune comme cette afición dont il est l’un des exemples majeurs et dont il viendra témoigner en étant parrain de cette nouvelle édition de la Primavera de la Tauromachie.

Richard MILIAN

Maestro

Avec 213 paseos en carrière, Richard Milian est un matador emblématqiue dans l’histoire de la tauromachie française. Sa passion, c’est en partie à son père qu’il la doit, gardien des arènes de Saint-Cyprien. C’est par le biais de spectacles dits mineurs à l’importance majeure, les Toro- Piscines, que son afición s’est forgée. Pour ne plus le quitter. Entre 1977 et 2001, il a mené une carrière plus qu’honorable principalement en France. S’il fut le premier torero français à couper une oreille à Madrid, il dût attendre trois ans avant d’y confirmer son alternative, prise à

Dax en 1981. Son quotidien taurin était composé des élevages que fuient les figuras. Demeurent en mémoire notamment ses rencontres avec quelques pensionnaires de la maison Miura à Béziers.

A l’image de son toreo, débordant de générosité et d’envie de transmettre, Richard ne pouvait pas rester longtemps loin des ruedos après sa despedida. « Quand je vivais à Béziers, j’allais m’entraîner aux arènes, il y avait des jeunes, dont Sébastien Castella, et je prenais déjà plaisir à communiquer mon expérience aux gamins attirés par le toreo.» explique le maestro avant de poursuivre : « Ce côté pédagogue me plaisait, ça m’a toujours travaillé dans mon subconscient… et ça a fini par déboucher sur cette structure d’Adour Aficion. Au début, deux ans après avoir arrêté le toreo actif, ce n’était pas encore une école.»

Depuis 2005, le maestro retiré accueille de nombreux jeunes. Certains ont fait carrière et d’autres sont devenus de «bons aficionados» selon le maître des lieux.

  À l’école «Adour Aficion» si l’on apprend les secrets de la naturelle, bien connaître sa valeur est aussi essentiel. C’est ainsi que certains, après des débuts réussis, ont préféré s’arrêter au lendemain d’une belle saison. Un jour, un autre, à la fin d’une novillada, a préféré mettre un terme à son aventure. Tous deux avaient vécu de grands moments, faits d’immenses plaisirs.

D’autres ont préféré choisir la voie de banderillero et se régalent. On les retrouve tous autour de l’arène, pas le moins du monde aigris et heureux de la belle aventure vécue avec et en partie grâce à Richard Milian.

Il était donc un parrain tout désigné pour la Primavera de la Tauromachie, dont la vocation est de transmettre. Un de ses élèves sera d’ailleurs au cartel du bolsín, soutenu par le généreux maestro.

L’ARTISTE DE LA PRIMAVERA 2026

Delphine LESPES

Delphine Lespes vient d’une famille d’artistes. Dès l’âge de 5 ans elle s’exprime à travers différentes techniques. La peinture reste son médium choisi. Après des études à Paris, Ecole Boule et Arts Appliqués, elle découvre la tauromachie. La vision de ce spectacle l’interpelle dans sa vie personnelle et lui ouvre un champ d’expression inattendu. Son travail s’inscrit dans une démarche figurative expressive. La couleur, les contrastes, le mouvement occupent une place essentielle dans la conception de ses tableaux. Son travail de peintre s’inscrit dans une quête intérieure où l’image devient un lieu de passage entre le visible et l’invisible. Elle cherche à révéler ce qui au-delà de l’apparence, touche à l’essentiel: la mémoire, la vibration et la présence. Elle cherche à créer un parallèle, une complémentarité entre le monde physique et le monde spirituel. Pendant environ 17 années Delphine peint la tauromachie. Elle découvre ce milieu et en s’immergeant dans les arènes elle comprend mieux le mouvement et le sacré. Son travail évolue ensuite vers des sujets plus explicitement religieux. Elle réalise des fresques où l’iconographie chrétienne dialogue avec une écriture picturale contemporaine. Son travail ne cherche pas l’illustration mais plutôt une résonance intérieure, une peinture où la foi se devine. Elle cherche à renouer avec cette mémoire spirituelle commune. Cette mémoire qui est profondément ancrée dans l’histoire de notre pays et de l’Espagne où la culture populaire et le sacré avancent ensemble. Delphine pense que l’art et la beauté portent une force de salut parce qu’ils réapprennent à voir.

Dans un monde saturé par les images, la peinture offre un temps suspendu, un lieu de reliance. Elle rappelle que la beauté n’est pas décorative, mais essentielle: une expérience spirituelle qui relie l’être humain à plus grand que lui et lui donne la mémoire de la lumière. Le tableau que Delphine Lespes a réalisé pour créer l’affiche de la Primavera 2026 reflète bien sa démarche. Il s’impose tel une icône contemporaine à la frontière entre le profane et le sacré. Un taureau, frontal hiératique qui occupe tout l’espace de la toile et s’impose comme symbole de puissance. Ce taureau est expressif, presque vivant; il nous regarde , nous interpèle, il créé un lien directe. Avec la lumière, la brillance, les reflets, un taureau noir n’est pas noir pour Delphine, il laisse place à une grande richesse de couleurs.Sur l’ensemble du tableau nous retrouvons des incrustations des habits de lumière.Delphine ne cherche pas le réalisme mais l’émotion. La tauromachie, pour Delphine, est une tradition forte mais aussi une expérience sensible et humaine du combat qui nous ramène aussi à nos propre combats. En regardant plus en détail le tableau de la Primavera nous découvrons sous la corne droite un clin d’oeil marial. Voici le Visage protecteur de la Vierge Marie que prient les Matadors avant d’entrer dans l’arène. Ses yeux sont tournés vers l’adversaire mais c’est bien l’homme qu’Elle accompagne. Au centre du tableau, sur le mufle du taureau: un coeur.

Pour Delphine l’amour est au centre de tout! L’amour de la bête, l’amour du spectacle, l’amour du matador pour son art et l’amour de la vie si fragile… Dans le bas à gauche du tableau se devine le Sacré Coeur de Jésus, discret mais rayonnant. Il représente le sacrifice comme offrande. Dans une diagonale, les trois évocations se répondent du haut vers le bas et du bas vers le haut mais toujours en passant par l’amour. Ainsi, ce tableau mêle arène et chapelle. Il rappelle que sur le sable des arènes comme dans nos églises se joue toujours une histoire de foi, de courage, d’engagement et de sacrifice

LES ÉLEVAGES DE LA PRIMAVERA

Cura de Valverde

Création : 1947
Origine : Conde de la Corte

Coste Haute – Saint Martin de Crau

Manade Pierre Aubanel

Création : 1968
Origine : Baroncelli
Mas du Petit Barjac – Saint-Gilles

Turquay

Création : 1978
Origine : Santa Coloma
Mas des Cavales – Euguières

Roland et Rafi Durand

Création : 1981
Origine : Miranda de Pericalvo
Mas du Vieux Capo – Mas Thibert 

Barcelo

Création : 2007
Origine : A. Palla (Jandilla)
Mas du Sire – Quissac

La Paluna

Création : 1994
Origine : Piedras Rojas
Mas d’Auzière – Saint Gilles

LES APPRENTIS TOREROS

Fernando Lovera

Escuela Taurina de Camas

Bautista Angosto

École Taurine Béziers Méditérranée

José Huelves

Escuela Taurina ‘Miguel Candela’ – Colmenar Viejo

Julio Martin

Adour Afición

Sacha Mosti

École Taurine du Pays d’Arles

Rémy Asensio

Escuela Taurina ‘Rafael Ortega’ – San Fernando

Rogelio Pajuelo

Escuela Taurina ‘Tomas Campuzano’ – Triana – Salesianos

LES ERRALES

Les deux finalistes, issus des qualifications matinales du bolsin, seront opposés le dimanche 29 mars à 10 h 15 à deux errales  de la ganadería Cura de Valverde.

LIDIA COMPLÈTE D’UN NOVILLO PAR NINO JULIAN

Le 28 mai 2012, en sortant des arènes de Nîmes où il venait de voir sa première corrida, Nino Julían ne savait pas encore qu’il allait devenir le 77ème matador de toros Français. Alors passionné d’arts martiaux – il fut champion de France et d’Europe de Qwan ki do , il s’est inscrit un an plus tard au Centre Farnçais de Tauromachie. Il s’y est fait des amis et ses armes. Jusqu’à son passage en novillada piquée. C’était à Istres, en octobre 2022 face à un novillo de Fernay. Un certain Maravilloso. Comme cette première vuelta, deux oreilles en main. Huit novilladas en 2023, douze en 2024 et cinq en 2025. Des passages dans les arènes de sa ville hélas sans succès eu égard à des lots faibles et décastés. Mais une envie et une détermination intactes. Comme en témoigne sa présentation à Madrid l’an dernier.

C’est à Istres en juin, dans un cartel de banderilleros que Nino Julían passera dans la catégorie supérieure. Pour le soutenir, la Coordination des Clubs Taurins de Nîmes et du Gard a tenu lui offrir le combat d’un novillo.

Suerte Nino !

L’ÉCOLE DE RASETEURS DE BELLEGARDE

Des rives de l’étang de l’Or aux Alpilles, il existe un grand nombre d’écoles de raseteurs qui forment des jeunes. Ces structures proposent aux élèves à partir de 11 ans, d’acquérir les bases de l’art du raset, aussi bien théoriques (maniement du crochet, saut des barrières, connaissance du taureau et de son comportement,…), que pratiques (confrontations à de jeunes taureaux emboulés). Les apprentis raseteurs sont encadrés d’éducateurs diplômés et reconnus par la Fédération Française de Course Camarguaise. Il en existe à ce jour une dixaine.A la suite de celle de St Gilles, celle de Bellegarde vient de voir le jour, créée par l’ancien et expérimenté raseteur Bari Khaled. Elle compte aujourd’hui plus de 30 élèves, qui s’entraînent tous les mercredis dans les arènes de Bellegarde.. L’entrainement se compose d’exercices physiques puis pratiques face à des taureaux et des vaches.

Cette saison, deux jeunes raseteurs de l’Ecole Taurine Bellegardaise intègreront les courses de ligue , Donovan Fargier et Hugo Rousset.

Contact : Khaled Bari : 06.62.37.83.27

la brochure de la primavera