Coordination des Clubs Taurins de
Nîmes et du Gard
27, rue Jean Reboul
30 000 Nîmes
AMENDEMENT DE REJET DE LA PPL N°475

AMENDEMENT DE REJET DE LA PPL N
1 / Cette proposition de loi porte directement atteinte aux droits de l’enfant, de la famille et des collectivités.
Depuis 1289 au moins la jeunesse du Sud assiste et participe aux « courses de taureaux » sans que ces territoires se signalent par un surcroît de violences ou de traumatismes en comparaison avec la population des autres régions et des grandes agglomérations.
Prétendre interrompre cette transmission dénote donc la volonté d’imposer un totalitarisme culturel en privant certaines populations de leurs racines pour des motifs idéologiques.
Cette intention transparaît dans les motivations biaisées de cette PPL :
2 / Outre l’interdiction qui serait faite aux mineurs, l’approbation de la PPL n°475 représenterait un danger pour l’existence des corridas.
Le texte de la PPL est explicite : il ne s’agit pas seulement d’interdire aux mineurs de seize ans d’entrer aux arènes mais de pénaliser les organisateurs et acteurs d’un spectacle taurin si la présence d’un mineur de seize ans peut y être démontrée.
L’infraction pénale ne serait plus caractérisée par le déroulement du spectacle mais par la présence d’un mineur de seize ans.
Ce changement de paradigme met en évidence le cynisme de la proposition :
L’intérêt supérieur de l’enfant revendiqué par les signataires de cette PPL consisterait-il, au risque de lui infliger un traumatisme réel, à instrumentaliser celui-ci pour nuire à sa famille et à sa communauté, en faisant de sa présence le critère d’une infraction pour imposer un nouveau cadre pénal qui encouragerait les provocations ?
Lorsque l’on se souvient des violences commises par les activistes antispécistes entre 2012 et 2016 pour envahir des arènes dans l’espoir de faire interdire les spectacles au motif des troubles à l’ordre public qu’eux-mêmes provoquaient, il est facile d’imaginer le profit qu’ils tireraient de la PPL n° 475 si elle était votée.
Cette PPL aboutirait à une guérilla incessante de la part d’activistes qui n’auraient de cesse d’infiltrer des mineurs de seize ans dans les arènes puis d’en faire dresser le constat pour demander ensuite aux tribunaux d’infliger aux organisateurs et acteurs les peines prévues par le code pénal, non applicables en l’état du droit aux corridas quand « une tradition locale ininterrompue peut être invoquée ».
Le rôle du Sénat n’étant pas, d’une part, de créer les conditions du désordre mais au contraire de garantir le cadre constitutionnel, notamment en ce qui concerne le droit des collectivités, et les villes taurines réglementant déjà, d’autre part, la présence des mineurs aux arènes en vertu de leur droit à la diJérenciation, la PPL n°475 doit être rejetée.Madame la Sénatrice, Monsieur le Sénateur,

Madame la Sénatrice, Monsieur le Sénateur,
Le 14 novembre prochain, la proposition de loi déposée par le groupe RDPI (Renaissance) visant à interdire la corrida en présence de mineurs de moins de seize ans sera soumise à votre vote.
Au nom des trente deux clubs taurins représentant plus de 2000 personnes, regroupés au sein de la Coordination des Clubs Taurins de Nîmes et du Gard, nous vous demandons de rejeter cette proposition de loi, conduisant à l’interdiction des corridas, comme cela fut le cas, par quatre fois depuis 2019, au sein du Parlement.
Outre le fait que cette proposition de loi pourrait être entachée d’inconstitutionnalité, la chambre des territoires que représente le Sénat, ne peut pas ne pas protéger et défendre nos cultures locales et régionales.
Cette proposition de loi prenant en otage les enfants mineurs n’est qu’un prétexte pour interdire tout simplement la corrida, dans nos territoires :
Courrier Sénateurs
Enfin, cette proposition met en cause une de nos libertés fondamentales dans notre République, celle de l’autorité parentale. C’est aux parents, et non à l’Etat, que de savoir s’ils peuvent emmener leurs enfants à la corrida.
Cette nouvelle attaque déguisée et insidieuse contre la corrida relève plus d’une volonté d’interdire une pratique culturelle tout à fait légale et répandue que d’un souhait de protéger les mineurs d’un danger, non démontré.
En vous remerciant de l’attention que vous porterez à cette lettre, recevez Madame la Sénatrice, Monsieur le Sénateur, l’expression de mes respectueuses salutations.
Le Président de la Coordination Roland Cecchi- Tenerini